Régiment de Bruges, ou 1er bataillon des chasseurs ou Légion de Flandre

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1er bataillon des chasseurs de Bruges ou régiment de Bruges, ou Légion de Flandre :

 

Date de formation : Il fut formé le 25 novembre 1792, à Bruges.

Formation :

Il comprenait six compagnies de 100 hommes. Son commandement fut donné à François de Serret[1]. Ce dernier à la fin de la révolution brabançonne écrasée par les Autrichiens, s’était réfugié à Lille avec une partie de son régiment, celui dit de Bruges (numéro 6), en 1790. Il reçut l’ordre des représentants du Peuple de lever un nouveau régiment de Bruges, normalement à deux bataillons d’infanterie et deux escadrons de dragons. Toutefois, au 11 février 1793, le régiment était loin d’être organisé et en proie à « beaucoup d’entraves et de lenteurs »[2]. L’unité porta d’abord le nom de Légion des Flandres, puis celui de régiment de Bruges. Il comprenait à sa formation, un effectif de 857 chasseurs et 70 dragons à pied[3].

Historique :

1793 :

Serret et le régiment de Bruges furent envoyés à Anvers et participèrent à l’expédition de Hollande au début de 1793. Il comprenait un effectif de 857 hommes et 70 dragons pour l’instant à pied. Après la bataille de Neerwinden (18 mars), il fut envoyé à Cassel puis à Saint-Venant avec ordre de mettre la place en état de défense. Il fut passé en revue dans cette place le 2 juin, par le général Custine, ne comprenant plus que 36 officiers et 131 hommes, en trois compagnies d’infanterie, une compagnie de canonniers, une compagnie de chasseurs à pied et un escadron de chasseurs à cheval. Le 30 juillet, il se trouvait toujours à Saint-Venant, avec un effectif de 134 hommes[4].

1794 :

D’après Belhomme[5] il fut versé le 13 février 1794, dans le 1er bataillon de tirailleurs belges.

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Portraits :

Jean-Joseph-Henri Backe, originaire de La Rochelle, capitaine au régiment de Bruges.

Pierre Bécué, originaire de Dunkerque.

A.H Bultynck, originaire de Bruges.

Sébastien Caneel, capitaine au régiment de Bruges.

Auguste Commartin, originaire de Dunkerque.

Delwaert, originaire de Bruges.

Jean de Doncquers, originaire de Bruges.

Jean-Baptiste Donny, originaire de Bruges.

 

Joseph Dubois, originaire de Bruges.

Du Lieu, capitaine de la compagnie de canonniers attachée au régiment de Bruges.

Joseph Genotte

Antoine Hardy, capitaine de la compagnie de chasseurs à pied du régiment de Bruges.

 

Ferdinand d’Hauw, né à Bruges en 1771, lieutenant à la Légion des Belges et Liégeois (1er juillet 1792), lieutenant de la compagnie de canonniers attachée au régiment de Bruges.

Hauw, sous-lieutenant de la compagnie de chasseurs du régiment de Bruges.

 

Hennekens, lieutenant à la compagnie de chasseurs du régiment de Bruges.

 

Jacques Herdeboudt, originaire de Bruges, sous-lieutenant ou lieutenant au régiment de Bruges (1793), passa à la 15e demi-brigade légère de seconde formation, capitaine nommé par le général en chef Macdonald à la bataille de la Trebbie (1799), aide de camp des généraux Lahure puis Kellermann.

François de Jeagher, originaire de Bruges.

Philippe Kesteloot, originaire de Bruges.

Joseph Levant, originaire de Valenciennes.

Jean Magnem, originaire de La Rochelle, capitaine au régiment de Bruges.

Louis Mamet, originaire de Bruges.

Jean-Baptiste-Xavier Martinide, capitaine au régiment de Bruges.

Louis Mathis, originaire de Bruxelles.

Louis Mergelingh, sous-lieutenant de l’escadron de chasseurs à cheval du régiment de Bruges (1793).

Philippe-Auguste Moncomble, originaire d’Andely dans l’Eure, né en 1768, volontaire au 1er bataillon de l’Eure (1791), passa au régiment de Bruges (1793).

 

Reubens, capitaine de l’escadron de chasseurs à cheval du régiment de Bruges.

 

François-Joseph-Jean-Baptiste de Serret, fils du suivant, né le 19 décembre 1767, à Bruges, il servit dans l’armée des patriotes belges durant la révolution brabançonne (1789-1790), lieutenant de l’escadron de chasseurs à cheval du régiment de Bruges (1793), capitaine, maire de Bruges (1813-1814), baron de l’Empire, il mourut à Bruges le 11 janvier 1858.

 

Joseph-Léonard de Serret, nommé chef de brigade au régiment de Bruges (15 janvier 1793), fut envoyé mettre en défense Saint-Venant après Neerwinden, puis prit le commandement du camp de Wittecate près d’Ypres.

Louis Serret, fils du précédent, capitaine au régiment de Bruges.

Charles-François-Antoine Steenhaudt, né le 21 octobre 1764, à Bruges, fils de Jean-François (36 ans, né à Beveren dans le Hainaut) et de Marie-Madeleine Schrijnwercker (27 ans, née à Oudenbourg), ayant pour parrain et marraine, Pierre Verhaegen et Thérèse Van den Driessche. Il s’enrôla dans l’armée des patriotes durant la Révolution brabançonne, lieutenant (24 juin 1789), capitaine (26 juin 1790), et se réfugia à la défaite en France. S’enrôla dans les troupes belges au service de la France (1792), admis comme adjoint à l’Etat-major de l’armée du Nord (26 février), il fit la campagne de Belgique, passa dans le régiment de Bruges (15 janvier 1793), comme chef d’escadron, blessé d’un coup de baïonnette à la cuisse droite et d’un coup de sabre à la main droite, lors d’une sortie que fit la garnison de Willemstadt, expédition de Hollande, aide de camp du général Moreau (20 juin 1794), blessé d’un coup de feu au bombardement de l’Ecluse (25 août), manqua de peu de perdre la vie au passage du Rhin, son cheval ayant glissé sur la glace du fleuve, l’escadron qu’il conduisait à la charge, lui passa en entier sur le corps. Le général Moreau lui fit un certificat beaucoup plus tard :

« Moi soussigné général en chef de l’armée du Rhin, certifie par la présente que le chef d’escadron Steenhaudt a été employé à mon état-major depuis le siège de l’Ecluse jusqu’à cette époque, qu’il y a servi avec honneur et distinction, qu’il s’est toujours conduit avec l’intelligence et la bravoure qui caractérisent un excellent officier dans toutes les missions dont je l’ai chargé, qu’il a été blessé d’un coup de feu à mes côtés, en m’accompagnant au front d’attaque du bombardement de l’Ecluse et que ses connaissances locales et l’activité de son service ont été d’une grande utilité, tant pour le siège de cette ville, que pour l’attaque de l’île de Cadzand. Je certifie en outre, que le siège de l’Ecluse, où le chef d’escadron Steenhaudt avait toutes ses propriétés lui a fait éprouver les plus grandes pertes, tant par le feu de nos propres batteries que par le pillage commis par la garnison ennemie, sur tout ce qui appartenait au susnommé, lequel par sa moralité, ses connaissances militaires, ses sacrifices et son zélé dévouement dans le service, a mérité la bienveillance et la sollicitude du gouvernement. En foi de quoi je lui ai donné le présent certificat pour constater en outre que le chef d’escadron Steenhaudt a servi près de moi pendant trois campagnes consécutives, jusqu’au 11 décembre 1795, délivré à Paris, le 17 novembre 1800, le général en chef, Moreau »[6].

Chef d’escadron à la suite du 23e régiment de chasseurs à cheval (3 décembre 1795), il fit la campagne à l’armée de Sambre et Meuse, réformé par un arrêté des Consuls (27 août 1800), il fut réintégré comme chef d’escadron, au 4e régiment de chasseurs à cheval (11 octobre 1801), se trouvant à la tête d’un escadron du régiment, il eut la jambe droite cassée par suite d’une chute de cheval dans un mouvement de galop (29 juin 1802), commandant le régiment pendant l’expédition de Naples (1804-1807). Chevalier de la Légion d’honneur (22 juin 1804), colonel pour être pourvu dans le premier régiment de son arme qui serait vacant (1er mars 1807), colonel titulaire du 21e régiment de chasseurs à cheval (29 janvier 1808), il fit les campagnes d’Espagne (1808-1811), s’illustra à la poursuite de l’armée anglaise sur le Tage (6 août 1809), il eut à nouveau une jambe fracturée, s’illustra à la bataille d’Ocana, où le 21e de chasseurs à cheval s’empara de trois drapeaux, lui-même sabrant tous les servant d’une pièce au milieu d’un carré espagnol, dont il put s’emparer (19 novembre), ce qui lui valut la croix d’officier de la Légion d’honneur. Il rentra en France (1811), candidat à l’ordre des Trois Toisons d’Or, adjudant-commandant d’état-major (15 janvier 1812), il fit la campagne de Russie, dans la 4e division de réserve de la Grande Armée. Son état de santé délabrée à son retour, ses blessures, le contraignirent à demander sa retraite, et il obtînt un congé de convalescence (17 avril 1813), puis sa retraite avec une pension de 2 169 francs (13 août), la Restauration lui refusa le grade honorifique de maréchal de camp sous le prétexte qu’il n’avait pas servi au moins dix ans comme colonel.

Henri Steenhaudt, originaire de Bruges.

 

Vanhuele, originaire de Bruges.

 

Louis Vanhuele, originaire de Bruges.

 

Nicolas Weynaërt, originaire de Bruges.

Article de Laurent B. iconographie de Didier Davin

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[1] Eugène Cruyplants, La Belgique sous la domination française (1792-1815), 1912, tome II, p. 499.

[2] Eugène Cruyplants, La Belgique sous la domination française (1792-1815), 1912, tome II, p. 500.

[3] Eugène Cruyplants, La Belgique sous la domination française (1792-1815), 1912, tome II, p. 777.

[4] Eugène Cruyplants, La Belgique sous la domination française (1792-1815), 1912, tome 2, p. 513.

[5] Belhomme, Histoire de l’Infanterie en France, tome 3 et 4.

[6] Eugène Cruyplants, La Belgique sous la domination française (1792-1815), 1912, tome II, p. 778.

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