Régiment d’Anvers, ou 4e bataillon des chasseurs d’Anvers

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4ème bataillon des chasseurs d’Anvers, ou régiment d’Anvers :

 

Date de formation : Il fut formé à Anvers en mars 1793.

 

Historique :

1793 :

Le 30 juillet, il se trouvait au camp de la Madeleine, avec un effectif de 380 hommes[1]. Le bataillon fut passé en revue, le 25 décembre, comprenant alors sept compagnies, pour 25 officiers et 411 hommes, y compris les absents.

1794 :

Les officiers du bataillon écrivirent au Ministre de la Guerre Bouchotte, le 9 janvier :

« qu’ayant depuis le mois de mai 1793, toujours été aux avant-postes et aux mains avec l’ennemi, ils n’ont pu faire échanger les brevets qui leur ont été expédiés par le Comité militaire de Bruxelles, et que plusieurs d’entre eux ont même perdu, avec leurs effets, ceux dont ils étaient pourvus. Animés du plus pur républicanisme et guidés par la haine qu’ils ont jurée aux tyrans qui les ont chassés de leurs foyers, leurs cœurs ne respirent que vengeance. Ils ont tous jurés de vivre libres ou mourir, leur serment est sacré, et ils le scelleront de leur sang dans toutes les occasions. L’intérêt sacré de la République française une et indivisible a été le mobile de toutes leurs actions, et a fait disparaître l’intérêt personnel. Jusqu’à présent, ils ont été tranquille sur leur sort, satisfaits de répandre leur sang pour conquérir la liberté, ils n’ont pas cherché à s’assurer d’autre existence »[2].

 

Balland, général de division à l’armée du Nord fit ce certificat pour le bataillon, le 7 frimaire an II :

« Nous général de division à l’armée du Nord, certifions que le 4e bataillon de chasseurs belges a servi pendant l’espace de cinq mois sous mes ordres, que pendant ce temps, il s’est comporté dans les différentes affaires qui ont eu lieu, avec la plus grande bravoure, entre autres à l’affaire d’Hondschoote, à celle de Menin, et aux journées de Wattignies, les 15 et 16 octobre 1793, il s’est conduit avec valeur et même intrépidité. Certifions en outre que ce bataillon a toujours resté aux avant-postes et qu’il y a fait continuellement son service avec zèle et intelligence, et qu’il y a mis sans cesse la plus grande surveillance, au quartier-général de Solre-le-Château, Balland »[3].

 Il fut versé à Péronne, en novembre, dans les rangs du 3ème bataillon de tirailleurs belges.

 

État-major :

Il fut commandé par Griffon puis Cuvelier.

 

Portraits :

Béguin, Français originaire de Lannoy (Nord), âgé de 59 ans au moment de sa nomination comme capitaine dans la Légion des Belges et des Liégeois, servit au régiment d’Anvers (15 juillet 1792).

 

Beyer, capitaine au régiment d’Anvers, commandant provisoire de l’unité en janvier 1794.

Alexandre Bauwens, originaire de Bruxelles, né en 1771, servit durant la révolution brabançonne, sous-lieutenant au régiment d’Anvers (1793).

Jacques Breton, originaire de Malain, en Côte d’Or, né en 1768, sous-lieutenant au régiment d’Anvers.

Jean-Baptiste Cuvelier, lieutenant-colonel dans les troupes belges (1792), colonel du régiment d’Anvers (7 mars 1793), blessé au bras gauche à Ypres (9 septembre), amputé d’une partie d’un bras, blessé à nouveau à Werwicq au même bras, amputé à nouveau.

Jean-Baptiste Cuvelier, fils du colonel Cuvelier, âgé de 11 onze et servant dans le régiment d’Anvers (1793). Il fut renvoyé à la revue du 25 décembre, « à Lille, incapable de servir par son bas-âge ».

Nicolas Cuvelier, fils du colonel Cuvelier, né à Couvin en 1771.

César Dangélis, né à Bruxelles en 1763, chef de bataillon du régiment d’Anvers.

Adrien Debeyer, né à Bois-le-Duc, en 1754, ancien réfugié hollandais de la Révolution (1787), capitaine au régiment d’Anvers.

Louis-Joseph Decarnin, né à Lille, le 11 janvier 1767, s’enrôlé dans le régiment ci-devant de Bourbonnais (26 août 1784), congédié (10 avril 1790), volontaire dans la Légion belge (22 avril 1792), ami de la fameuse Jeanne-Marie Schellinck, sergent-major (1er juillet 1792), sous-lieutenant (13 septembre), lieutenant au 4e bataillon de chasseurs d’Anvers (1er janvier 1793), puis passa au 4e bataillon de tirailleurs (23 janvier 1794), passa ensuite à la 30e demi-brigade légère de première formation, devenue la 8e demi-brigade légère de seconde formation (12 octobre 1795), puis au 8e régiment d’infanterie de ligne (1803), retraité pour blessures par un décret du 7 janvier 1808.

Deghendt, né à Gand en 1733, capitaine au régiment d’Anvers, fait prisonnier de guerre (1793).

Jean-Baptiste Delfontaine, originaire d’Anvers, né en 1765, sous-lieutenant au régiment d’Anvers (1793).

Anet Despaleines, né à Clermont-Ferrand dans le Puy-de-Dôme, en 1763, quartier-maître trésorier du régiment d’Anvers.

P.M. Frémont, originaire de Fourges dans l’Eure, né en 1759, seul officier du régiment de cavalerie de West-Flandre qui refusa de suivre Dumouriez lors de sa trahison (avril 1793), passa capitaine au régiment d’Anvers.

Pierre Hancet, né à Houdchard dans le Brabant, en 1765, adjudant-major du régiment d’Anvers.

Honoré Landais, originaire de Neuilly, près de Liège, né en 1754, il avait servi 19 ans dans le régiment français, ci-devant Royal Vaisseau, sous-lieutenant au régiment d’Anvers.

Bartholomé Maus, né à Anvers en 1765, capitaine au régiment d’Anvers, fait prisonnier de guerre (1793).

Henri Millot, originaire de Saint-Mihiel, dans la Meuse, né en 1765, lieutenant au régiment d’Anvers.

Pierre Sanders, né en 1765 à Courtrai, nommé capitaine à la Légion des Belges et Liégeois (1er octobre 1792), capitaine au régiment d’Anvers.

Jean-Baptiste Schwartz, originaire de Bruges, quartier-maître à la Légion des Belges et Liégeois (1er novembre 1792),  lieutenant au régiment d’Anvers.

Sépulchre, originaire de Jemeppe, ancien officier de la Révolution liégeoise, nommé dans le régiment d’Anvers (2 décembre 1793).

Simonnet, originaire de Neuville, région de  Liège, né en 1769, lieutenant au régiment d’Anvers.

Jan Tinsma, originaire de Leeuwaerden, né en 1761, il avait servi dans le régiment français ci-devant de Dillon, puis dans la Légion franche étrangère, sous-lieutenant au régiment d’Anvers (1793).

François-Joseph Van Aken, né à Liège en 1761, sous-lieutenant au régiment d’Anvers.

François Vanderbelen, né à Bruxelles en 1761, nommé sous-lieutenant (24 septembre 1792), lieutenant au régiment d’Anvers (1793).

Pierre-Mathieu Vandaele, originaire d’Anvers, capitaine au régiment d’Anvers.

Egidius Woermans, né à Anvers, en 1757, aide-major du régiment d’Anvers.

Article de Laurent B.

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[1] Eugène Cruyplants, La Belgique sous la domination française (1792-1815), 1912, tome 2, p. 512.

[2] Eugène Cruyplants, La Belgique sous la domination française (1792-1815), 1912, tome II, p. 508.

[3] Eugène Cruyplants, La Belgique sous la domination française (1792-1815), 1912, tome II, p. 527.

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