Légion Franche étrangère ou Légion Batave

Légion franche étrangère

Légion Franche Étrangère ou Légion Batave :

Date de formation : juillet 1792.

Formation :

L’armée Royale comprenait de nombreux régiments étrangers, qui depuis 1789 s’étaient souvent opposés aux mouvements révolutionnaires et aux évolutions de la Société. Ouvertement royalistes, apparaissant comme des mercenaires au service des aristocrates, ils avaient été licenciés ou francisés. A l’opposé, lorsque des étrangers vinrent demander de se mettre au service des idées révolutionnaires, puis de la République, la France qui jusqu’à présent avait refusé la formation d’unités étrangères pour ne pas paraître provoquer les puissances européennes, trouva là une opportunité de prouver que le combat en cours était européen, universel.

La guerre déclarée au Roi de Hongrie de de Bohême, le 20 avril 1792, vit le même jour un décret proclamant que la Nation française adoptait tous les étrangers venant se ranger dans ses rangs. C’est ainsi qu’il fut décidé de former des unités étrangères, tout d’abord dès mai 1792, une Légion Liégeoise, puis la présente Légion Franche Étrangère (juillet 1792), suivie d’une Légion des Belges et des Liégeois (août), d’une Légion Franche Allobroge (août), une Légion Germanique (septembre) et une Légion Américaine (même mois). Elles furent toutes amalgamées dans les troupes françaises.

Les Provinces Unies étaient sous la coupe du Stadhouder Guillaume V. Dans la vaste agitation européenne qui précéda notre Révolution française, les Hollandais tentèrent leur révolution. Ils échouèrent le Stadhouder ayant fait appel au roi de Prusse, qui a l’aide de sa puissante armée avait réduit au silence les velléités de résistance. Environ 5 000 patriotes avaient fui le pays, craignant les représailles. Ils passèrent en France et se trouvaient au premier chef intéressés par la réussite de notre Révolution, ils se regroupèrent dans un premier temps à Dunkerque et Saint-Omer. Leurs chefs ne tardèrent pas à monter à Paris, cœur de la France révolutionnaire, afin de plaider leur cause. Ces patriotes exilés formèrent le comité révolutionnaire batave. Ce comité était un problème pour la diplomatie française, car la France n’était pas en guerre avec les Provinces-Unies. Cependant, les patriotes néerlandais cherchaient à entrer dans les clubs politiques comme celui des Jacobins, par prudence, ce dernier leur était fermé. Ils pensèrent également à offrir leurs services à la France. La situation politique compliquée était un sérieux barrage pour les patriotes bataves. A l’heure où la France était encore une monarchie, les partisans français et bataves de la République avaient des ennemis dans la France révolutionnaire.

Les Bataves se lièrent aux révolutionnaires les plus avancés, et tentèrent de convaincre les autorités françaises de les laisser former « une armée de patriotes » sur le sol français. Ils rencontrèrent à plusieurs reprises le ministre de la Guerre, Servan et le ministre des Affaires étrangères Dumouriez entre mai et août 17921. Après bien des tractations, les chefs de file du mouvement, Daendels, Gelderman, Kehr, Dumont-Pigalle et Abbema, obtinrent la formation d’une Légion Batave, qui ne fut pas, pour des raisons de prudence baptisée de ce nom. Alors que la France se trouvait déjà en guerre contre l’Autriche et la Prusse, le Saint-Empire Romain Germanique, et bientôt le royaume de Piémont-Sardaigne, elle rechignait à envoyer une provocation aux Provinces-Unies. Cependant, les alliés des patriotes néerlandais étaient nombreux à la Convention, dans les comités et les clubs, car pour beaucoup, la chute de la monarchie dans les Pays-Bas, allait de soit avec celle de la France. Les convergences politiques furent de plus en plus favorables, tandis que le roi Louis XVI se trouvait de plus en plus affaibli, notamment depuis l’incident du veto. A l’approche décisive de la prise des Tuileries (10 août), les patriotes bataves eurent enfin leur légion sous le nom de Légion Franche Étrangère. De fait, elle devait rester devant l’histoire la Légion Batave, jusqu’à créer pour les historiens quelques confusions. L’Assemblée Nationale décréta sa formation, le 1er août 1792 :

« Art 1 : Il sera formé dans le plus bref délai sous la surveillance et l’autorité du pouvoir exécutif une nouvelle légion sous la dénomination de Légion Franche Étrangère dans laquelle ne pourront être admis que des étrangers.

Art 2 : Cette légion sera composée au total de 2 822 hommes dont 500 à cheval conformément au plan d’organisation arrêté et annexé au présent décret (ces effectifs ne seront jamais atteints).

Art 3 : L’Assemblée Nationale approuve la capitulation passée entre le ministre de la Guerre et les membres composant le conseil d’administration de la dite Légion, Messieurs Abbema, De Witt, De Boetzlaër, Huber, De Rock et Van Hoey.

Annexe 1 : Formation de la Légion Étrangère au service de la France :

  1. quatre escadrons de chasseurs à cheval, chaque escadron de deux compagnies de 62 hommes, par compagnie y compris les officiers, faisant pour les 8 compagnies, 496 hommes, 496 chevaux. Composition des compagnies à cheval, 1 capitaine, 1 premier lieutenant, 1 lieutenant en second, 1 maréchal des logis chef, 2 maréchaux des Logis, 1 brigadier-fourrier, 4 brigadiers, 1 cor de chasse et 50 chasseurs.

  2. Quatre bataillons d’infanterie de 4 compagnies chacun et chaque compagnie de 100 hommes, y compris les officiers, faisant pour les 16 compagnies, 1 600 hommes. Un bataillon de chasseurs de 4 compagnies de 100 hommes chacune, y compris les officiers soit 400 hommes.

  3. Deux compagnies d’artillerie de 100 hommes soit 200 hommes. Chaque compagnie d’infanterie ou d’artillerie comprend 1 capitaine, 1 lieutenant, 1 lieutenant en second, 4 sergents, 8 caporaux, 1 tambour ou cor de chasse, 84 soldats, chasseurs ou canonniers.

  4. Une compagnie de 50 ouvriers avec trois officiers et 4 piqueurs soit 57 hommes.

  5. Un État-major de 69 hommes soit 1 chef de légion, 1 membre du conseil d’administration, 1 lieutenant-colonel commandant la cavalerie, 5 lieutenants colonels commandant les bataillons d’infanterie et celui de chasseurs, 1 adjudant-général, 1 quartier-maître général, 1 lieutenant-colonel en second pour la cavalerie, 5 lieutenants colonels en second pour l’infanterie et les chasseurs, 1 médecin-chirurgien chef, 7 adjudants pour la cavalerie, infanterie, chasseurs et artillerie, 7 quartiers-maîtres trésoriers, 7 premiers chirurgiens et 7 aides, 2 aumôniers, un catholique et un protestant, 12 musiciens dont un cor de chasse major de la cavalerie, 1 maréchal expert, 1 sellier, 2 maréchaux, 2 armuriers, 1 charpentier, 1 bottier, 1 boucher.

Art 8 : Le lieu de rassemblement pour la formation de la dite légion sera Dunkerque.

Autres articles sur la remonte, l’équipement, les uniformes, la solde, les fourrages qui seront payés par le ministère de la Guerre suivants différents états de situation etc ».

Quelques temps après cette formation, les patriotes bataves fondèrent une association, celle des amis du rétablissement de la liberté batave, bientôt dénommée Comité révolutionnaire batave. Ces chefs furent Kock, Gelderman, Daendels, Dumont-Pigalle, Schilge et van Hooff (22 octobre 1792). L’article I de la fondation de cette association indiquait que « qu’on se liait dans le but d’employer tous les moyens qu’on avait, et tous ceux que les circonstances pourraient offrir, pour abolir dans la République, le despotisme stadhoutérien, repousser tout système ou tout autre établissement aristocratique quelconque, que l’on pourrait tenter de substituer à ce despotisme ». La France consentit à un financement de 100 000 livres qui fut alloué aux patriotes bataves et remis par le ministre Lebrun-Tondu2. Après l’invasion de la Belgique, la Légion s’étant déplacée sur son territoire, l’attaque des Provinces-Unies était envisagée. Les patriotes bataves furet finalement acceptés au club de Jacobins (décembre), déclenchant l’enthousiasme. A cette date, l’armée française de Dumouriez, par ailleurs favorables aux Bataves, se trouvaient aux frontières des Provinces Unies. La guerre paraissait proche. Ducange vînt rencontrer les comités de la guerre, des finances et diplomatique pour défendre la cause batave et détailler les avantages à déclarer la guerre aux Provinces-Unies (17 décembre). Le comité révolutionnaire batave rédigea une proclamation au peuple batave (1er janvier 1793). Certains des chefs de file des patriotes bataves étaient déjà en Belgique, aux frontières, pour rassembler les courages et préparer l’invasion. Impatients d’en découdre, Ducange vînt encore remettre un mémoire au ministre des Affaires étrangères, rappelant les engagements français (8 janvier). La mort de Louis XVI devait bientôt précipiter les événements (21 janvier).

L’Angleterre ordonna en effet à Chauvelin ambassadeur de la France républicaine, à quitter son territoire (22 janvier). Après des négociations qui n’aboutirent pas, la Convention nationale décréta la guerre non seulement à l’Angleterre, mais aussi aux Provinces-Unies (1er février). Quinze jours après, les Français entraient dans le territoire des Pays-Bas, ayant à leur avant-garde des troupes bataves soldées par la République. Le sort en était jeté.

Historique :

1792 :

En juillet, les patriotes néerlandais qui piaffaient d’impatience avaient commencé à organiser la Légion Franche Étrangère à Dunkerque. En novembre, après la bataille de Jemappes, l’Armée du Nord de Dumouriez occupa la Belgique et ne tarda pas d’entrer en Hollande. Après le combat d’Anderlecht les Français entrèrent dans Bruxelles (14 novembre), la Légion Franche Étrangère y fut envoyée par le gouverneur de Dunkerque, dont elle partit le 15 novembre3. Elle était commandée par Maseheek et comprenait un effectif de seulement 500 hommes et deux canons. Elle participa aux opérations d’occupation de la Belgique, puis à la prise d’Ypres, de Furnes, de Nieuport et de Bruges. Parmi ses officiers figurait le brillant colonel Daendels qui commandait le 4ème bataillon. Il devint par la suite maréchal dans son pays. Il y avait également le capitaine Chassé, qui fut fait général sous l’Empire, mais combattit à Waterloo avec ses Hollandais contre la France. S’y trouvait également le lieutenant-colonel en second des chasseurs De Winter, qui était lui aussi un futur maréchal de Hollande et qui reposa au Panthéon pour avoir bien servi sa Patrie d’adoption.

Le 28 novembre, Anvers capitula devant l’Armée du Nord commandée par le général Miranda. La Légion y transféra son dépôt. Au Sud, l’Armée des Ardennes s’empara de Namur. En un mois toute la Belgique tomba sous le contrôle de la France, et déjà l’invasion de la Hollande se profilait. Les troupes étaient toutefois épuisées, sans ravitaillement, face à un hiver rigoureux, les désertions furent nombreuses. Il fallut réorganiser cette armée. Mais les services civils en charge des approvisionnements étaient peuplés d’incapables et de corrompus, l’incurie de ceux-ci paralysa les opérations.

1793 :

Le 21 janvier, le roi Louis XVI fut exécuté, puis la Convention Nationale déclara successivement la guerre aux Provinces Unies et à l’Angleterre (1er février). Le 16 février, l’armée française pénétra en Hollande, Dumouriez chercha à s’emparer des places fortes de Maëstricht et Venloo. Il comptait devancer les Prussiens et les Autrichiens qui ne manqueraient pas de prêter leur concours aux faibles forces hollandaises. Dumouriez marcha avec l’Armée de Belgique sur Dordrecht, 80 dragons bataves et deux bataillons de la Légion Franche Étrangère étaient à l’avant-garde de cette armée avec Daendels et le général Berneron. Deux bataillons de la Légion batave servaient dans l’Armée de Hollande du général Dumouriez (1er mars). Ils étaient dans l’avant-garde du général Berneron, un troisième bataillon se trouvait à l’arrière-garde du général Tilly4. Ils comptaient un effectif de 1 057 hommes. La Légion comprenait également un escadron de dragons bataves qui, à la même date, faisait partie de l’armée et de l’avant-garde de Dumouriez5, général Berneron (une quarantaine d’hommes). Enfin un 4ème se trouvait en Belgique en réserve. La place forte de Breda fut prise et la Légion Franche augmenta ses effectifs de déserteurs de l’armée hollandaise. Elle eut quelques pertes également dont le lieutenant-colonel Hartmann.

Toutefois au Sud, la réaction coalisée ne se fit pas attendre. Le long de la Meuse, les Français reculèrent et Dumouriez dut se regrouper autour de Louvain, tandis que son lieutenant, De Flers s’enfermait dans Breda. Dumouriez ne put résister à cette offensive, ses forces furent balayées, mais il tenta avec ses soldats en guenilles d’arrêter les Autrichiens à Neerwinden (18 mars). Il fut sévèrement battu et tenta de retourner son armée pour marcher sur Paris. Il échoua là encore et dut se contenter de fuir d’extrême justesse dans les rangs de l’ennemi, après lui avoir livré les conventionnels venus l’arrêter. Les débris de l’armée française refluèrent sur les places du Nord, et la Légion Franche Étrangère également. Le 23 mai, la situation empira avec la prise par les Autrichiens du camp de Famars. Le 10 juillet, la place de Condé capitula puis les Anglo-hollandais s’emparèrent de Valenciennes (28 juillet). Le 23 août, ces derniers commencèrent le siège de Dunkerque, mais ils furent battus après une féroce bataille à Hondschoote (8 septembre). Les Autrichiens avancèrent toutefois encore et prirent Le Quesnoy (12 septembre), mettant en déroute les troupes françaises à Menin (15 septembre).

La contre-offensive ne tarda pas, et la Légion Franche Étrangère s’illustra à la reprise de Menin (division Souham, 25 octobre). Toutefois la Légion Franche Étrangère décimée fut finalement dissoute en novembre. Didier Davin cite une affiche du représentant du Peuple Isoré, auprès de l’armée du Nord, datée de Lille (11 novembre 1793) :

« Connaissant la nécessité aux armées de corps de troupes légères et voulant faire revivre ces compagnies de tirailleurs qui ont si bien servi la République arrête ce qui suit : 1) la Légion Franche est licenciée 2) des corps d infanterie qui composent la dite légion sera formée une demi brigade d’infanterie légère composée de 3 bataillons de 710 hommes chacun. 3) les compagnies franches de Tourcoing, de Clemendot6 et celle des chasseurs de la Meuse entreront dans le formation de ces trois bataillons ».

Sa cavalerie fut versée dans le 13ème régiment de chasseurs à cheval, et l’infanterie dans la 30ème demi-brigade légère de première formation. Le lieutenant-colonel Chassé prit le commandement du 3ème bataillon dans cette nouvelle unité.

Embrigadement/amalgame :

1ère formation :

L’infanterie fut versée dans la 30e demi-brigade légère de première formation.

2e formation :

Elle fut versée en second amalgame, dans la 8e demi-brigade légère de seconde formation. D’après Belhomme7, la 8ème demi-brigade légère de seconde formation fut formée le 15 mai 1796, à Anvers, avec la 30ème demi-brigade légère de 1ère formation, le 8ème bataillon des Réserves et le 3ème bataillon de la demi-brigade des Ardennes.

Les uniformes :

Infanterie : chapeau bicorne noir, pompon rouge, cocarde tricolore, rouge au centre, blanc, bleu blanc à l’extérieur, ganse et bouton blanc. Habit d’infanterie fond noir, collet, parements et revers bleu céleste, passepoilés de blanc, idem à l’ouverture des parements doublure et retroussis blancs, boutons de métal blanc, cravate blanche, épaulettes écarlates, gilet et culotte blancs, demi-guêtres noires, buffleterie noire, sabre briquet, fusil à garnitures entièrement de fer, baïonnette, giberne à coffret de fer blanc. Nous ignorons les distinctives des tambours, peut-être comme les musiciens. Conformément à la mode du temps nous remarquons les revers dégrafés en haut et en bas.

Musiciens de l’État-major : ils portaient l’habit de l’infanterie aux couleurs inversées, habit bleu céleste, collet, revers et parements noirs, doublure et retroussis blanc. Un galon d’argent, relativement fin, borde collet, revers et parements, les pattes d’épaule bleu ciel. Tous les boutons en argent, gilet et culotte blancs. Demi-guêtre noires, ceinture de laine rouge où sont passés deux pistolets à garniture de cuivre. Sabre briquet monture à trois branches cuivre à banderole noire.

Compagnie d’ouvriers ou pontonniers : elle se distinguait de l’artilleur par la couleur noire, sans passepoils au collet, revers et parements, retroussis passepoilés de noir, épaulettes et ceinture noire, pas de pistolets, même sabre à monture à trois branches cuivre.

Pontonnier légion batave

Pontonnier, Légion Batave

Chasseurs à pied : casque à chenille noire, bombe noir renforcée sur les côtés de trois bandes de métal jaune, se terminant en trèfle, turban vert, cocarde nationale maintenue par une chaînette laiton, plumet rouge à sommet vert, visière noire. Habit vert, idem doublure et retroussis, collet, revers et parements noirs, passepoil noir aux retroussis, boutons blancs, épaulettes vertes, gilet et culottes vertes, demi-guêtres noires, ceinture verte, où sont passées deux pistolets. Buffleterie noire, couteau de chasse et non sabre briquet, porté à gauche, carabine à bretelle marron.

chasseurs à pied Légion Franche étrangère

Chasseurs à pied Légion Franche Étrangère

Chasseurs à cheval : Ils portaient le même casque que le fantassin, mais le turban était en faux léopard, le plumet vert, noir et rouge au sommet. L’habit était vert, collet, revers, parements, doublure et retroussis rouge clair. Tous les boutons blancs, un passepoil rouge clair borde les pattes d’épaules, cravate blanche, gilet blanc, culotte verte à nœuds hongrois rouge clair, bottes noires à glands noirs. Buffleterie noire, sabre à monture cuivre à trois branches, pas de dragonne, fourreau noir à embout cuivre. Nous ignorons malheureusement l’uniforme que pouvait porter les cornets aussi à bien à cheval qu’à pied.

Portrait :

Nicolas Poisot, soldat dans la Légion batave, condamné à mort par le tribunal criminel de Paris, le 11 novembre 1793, comme « fabricateur de faux assignats ».

Article de Didier Davin, complété par Laurent Brayard, dessin d’entête de Didier Davin, base de l’article sur un ancien travail pour Le Bivouac.

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1 Bakhuizen van den Brink, Van den Bergh et De Jonge, Archives du royaume des Pays-Bas, p. 366.

2 Pierre-Henri-Hélène Lebrun-Tondu, 1754-1793, originaire de Liège, il prit la fuite en France lors de la révolution brabançonne (1791), ami de Brissot et de Dumouriez, il entra dans le Ministère des Affaires étrangères, puis devînt Ministre des AE (11 août 1792), ministre provisoire de la Guerre (octobre), il fut dénoncé par les montagnards comme compromis avec Louis XVI (décembre), démis de ses fonctions, dénoncé comme girondin, décrété d’arrestation (2 juin 1793), mais laissé en liberté, il tenta de se cacher mais fut bientôt arrêté (24 décembre), traduit devant le tribunal révolutionnaire (27 décembre), et exécuté le lendemain.

3 Journal Militaire de 1792.

4 Eugène Cruyplants, La Belgique sous la domination française (1792-1815), 1912, tome II, p. 456.

5 Ordre de bataille de la collection Nafziger, du 1er mars 1793, Armée de Hollande.

6 Il s’agit d’une compagnie formée avec des déserteurs autrichiens.

7 Belhomme, Histoire de l’infanterie en France.

 

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