Légion des Belges et Liégeois

jemappes-6-novembre-1792

Légions des Belges et des Liégeois :

Dès le 14 novembre 1792, pas moins de quatre bataillons belges et liégeois servaient dans les troupes d’avant-garde de l’armée de Belgique du général Dumouriez, avant-garde de Dampierre et Rosières. Le 15 novembre, la commission militaire fondée le 10 et chargée de l’augmentation, la formation, l’équipement et l’armement des troupes belges et liégeoises décida la formation d’un cinquième bataillon de chasseurs belges dans la région de Hainaut, qui devait être formé à huit compagnies de cent hommes[1].

Le Comité désigna pour commander les troupes belges et liégeoises unies, Charles-Joseph de Nozières d’Envezin comte de Rosières, ancien général-major de l’armée révolutionnaire brabançonne, réfugié en France en novembre 1791. Il fut reconnu par la France maréchal de camp (7 septembre 1792). Lambert-Joseph Fyon fut désigné pour commander la Légion liégeoise et reçut le grade de colonel. Jacques Leunckens reçut quant à lui le commandement de la Légion belge. Ce dernier était né à Bruxelles, premier lieutenant de la compagnie des volontaires agrégés au serment de Saint-Christophe (1787), aide de camp du général Vander Mersch avec le grade de capitaine (1790), major de cavalerie et aide de camp de Koehler après l’arrestation de Vander Mersch, membre du Comité général révolutionnaire des Belges et Liégeois unis, à Lille (1792). La Légion des Belges et Liégeois fut donc initialement composée de six bataillons (1er, 2e, 3e, 4e, 5e ou 1er de Jemappes, 6e ou 2e de Jemappes).

Article de Laurent B.

sehri

[1] Eugène Cruyplants, La Belgique sous la domination française (1792-1815), 1912, p. 129.

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