Légion Belge ou Belgique puis 1er régiment des Belges

jemappes-6-novembre-1792

Légion belge ou Belgique puis 1er régiment d’infanterie belge :

 

Date de formation : formée à Lille, le 27 avril 1792.

 

Formation :

Elle était censée être formée au départ de deux bataillons[1]. Le 1er bataillon comprenait un effectif d’environ 900 hommes, le 2e bataillon ne fut probablement jamais réellement formé et resta à l’état de cadre.

Historique :

1793 :

Il était commandé par le colonel Dumonceau, futur général, le conseil d’administration écrivit au Ministère de la Guerre en février 1793 :

« Vers la fin de février, le général Thouvenot, nommé inspecteur général des Belges, organisa notre Légion à Louvain et en forma un régiment à deux bataillons, dont le nôtre fut porté au nombre de 900 […] Nous avons été sans cesse à la barbe de l’ennemi, nous avons été à l’avant-garde de l’armée de Courtrai, à Maulde, en Champagne, dans les bois de la Chalade, au bois du Bossu, le 3 septembre, notre perte a été innombrable, à la bataille de Jemappes, les 4, 5 et 6 novembre, à la prise de Bruxelles, à la bataille de Tirlemont, à la prise de Liège, à Verviers, à Borheim, dans le pays de Juliers, où un détachement de nos chasseurs a été taillé en pièces, à l’affaire du 1er et 8 mai 1793, au bois de Vicogne, où la moitié de nos camarades sont morts au champ d’honneur sous les yeux du brave Dampierre »[2].

1794 :

Il y a de grandes chances au vu des officiers retrouvés par la suite dans le 5e bataillon de tirailleurs, que cette unité soit versée dans les rangs de ce dernier, en janvier, puis suive la destinée du 5e, à savoir, un amalgame de première formation dans la 14e demi-brigade légère (1795), puis un second amalgame dans la 1ère demi-brigade légère de seconde formation (1796).

Portraits :

Jean-Baptiste Dumonceau, réfugié à Douai, chef de bataillon dans la légion belge (juin 1792), colonel du 1er bataillon de la Légion belge.

Eckhout, capitaine au 1er bataillon de la Légion belge.

Keller, capitaine des grenadiers du 1er bataillon de la Légion belge.

Sépulcre, chef de bataillon, au 1er bataillon de la Légion belge.

Jean-Baptiste Van Merlen, né à Anvers, le 15 avril 1773, il servit dans les rangs des patriotes lors de la Révolution brabançonne (1789-1790), lieutenant au régiment d’Anvers, s’exila en France à la défaite, puis s’enrôla dans la Légion belge (1792), devenu (1er régiment d’infanterie belge, 1793), passa au service de la République batave (15 juillet 1795), qu’il ne quitta qu’en 1810, date à laquelle il entra comme major dans le régiment des lanciers rouges, général de brigade, il fut tué à la bataille de Waterloo (18 juin 1815).

Article de Laurent B.

sehri

[1] Eugène Cruyplants, La Belgique sous la domination française (1792-1815), 1912, tome 2, p. 513.

[2] Eugène Cruyplants, La Belgique sous la domination française (1792-1815), 1912, tome 2, p. 513.

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