Dragons du Hainaut ou de Jemappes

20e-de-dragons

Dragons du Hainaut et de Jemmapes :

 

Date de formation : décret du 1er mars 1793[1].

Formation :

Ils furent formés après le décret du 1er mars 1793, qui proclamait le rattachement du Hainaut à la France.

Historique :

1793 :

Les dragons de Hainaut et de Jemmapes furent versés dès le 5 juillet, dans le 20ème régiment de dragons[2].

Portraits :

André-Joseph Boussart, né à Bing dans le Hainaut alors sous domination autrichienne en 1758, entra comme simple soldat dans l’armée de Marie-Thérèse, sous-officier de cavalerie, il déserta pour passer aux insurgés belges (1789), capitaine, s’exila et entra au régiment des dragons de Hainaut, faisant les campagnes de 1792 et 1793, lieutenant (28 juillet 1792), capitaine (1er octobre), lieutenant-colonel (1er mars), passa à l’armée d’Italie (1796), chef d’escadron au 20e régiment de dragons, s’illustra à la bataille de Mondovi (16 avril), au passage de l’Adda qu’il traversa à la nage, à la bataille de Castiglione, chef de brigade (7 janvier 1797), fit l’expédition d’Egypte, combattit à Alexandrie, Chebreiss, aux Pyramides et à Aboukir (1798), plusieurs fois gravement blessé, général de brigade (23 septembre 1800), rentra en France à la capitulation (1801), employé à l’Intérieur, chevalier de la Légion d’honneur (1804), commandant de l’ordre la même année, commandant la 2e division de dragons au camp de Compiègne, membre du collège électoral du département de Jemmapes, fit la campagne de Prusse, commandant une division de dragons à la bataille d’Iéna (14 octobre 1806), prise de Lubeck et d’Anklam, blessé à l’attaque des retranchements russes à Czarnowo, puis grièvement à la bataille de Pultusk (1807), baron de l’Empire (1808), fut envoyé en Catalogne sous Suchet, servit au pont de Castellou, au siège de Lérida, Sagonte, à Betara, Torente. Dans ce dernier combat, il chargea avec un seul escadron une importante force ennemie, fut accablé par la nombre, couvert de coups de sabre et fait prisonnier mais bientôt délivré et sauvé d’une mort certaine par le général Delort. Général de division (16 mars 1812), très affaibli par ses nombreuses blessures et campagnes, il mourut aux eaux de Bagnères-de-Bigorre, le 11 août 1813. Réputé par son langage grossier, par son appétit insatiable et par sa très grande taille.

Félix-Nicolas-Joseph Boussart, frère du général, il s’enrôla dans les troupes de la Légion des Belges et Liégeois, lieutenant au 2e régiment des Belges (1792), passa aux dragons de Hainaut et de Jemappes (mars 1793), puis au 20e régiment de dragons (juillet), capitaine, il passa chef d’escadron de gendarmerie et fut fait officier de la Légion d’honneur. Il fut fait prisonnier de guerre à Dresde et mourut dans les prisons de Hongrie en 1813.

Vincent-Marie-Constantin Duvivier, né à Mons, le 12 décembre 1774, il fit la campagne dans l’armée des patriotes lors de la Révolution brabançonne (1790), volontaire dans les hussards de Jemappes et du Hainaut (18 janvier 1793), sous-lieutenant (22 février), il servit à la bataille de Neerwinden (18 mars), passa au 10e régiment de hussards, servit avec lui à l’armée de Sambre et Meuse, puis à l’armée d’Italie (194-1797), passa au 3e régiment de dragons, il fit la campagne d’Egypte et fut nommé capitaine (1798-1801), blessé à la bataille d’Aboukir, cité pour sa bravoure par Menou, blessé à nouveau à la bataille d’Héliopolis (mars 1800), chef d’escadron au 21e régiment de dragons, il servit à Ulm et Austerlitz (1805), Iéna (1806), Eylau (1807), et fut mis à la retraite pour causes de santé (2 juillet), il reprit du service en 1813, commandant des gardes nationales de Jemappes, gouverneur des Pays-Bas après la chute de l’Empire, commandant de la place de Mons, colonel (16 mars 1816), général de brigade dans l’armée belge (6 octobre 1830), remis à la retraite avec le grade de lieutenant-général (16 janvier 1841), il mourut à Mons, le 3 novembre 1851.

 

Louis-Augustin Sebille originaire de Binch en Belgique, engagé à 22 ans dans le 2ème bataillon de Paris (22 avril 1792). Il avait été brigadier dans les troupes de la Révolution belge (1789). Lieutenant aux dragons du Hainaut (22 février 1793), capitaine au 20ème régiment de chasseurs à cheval (1794), chef d’escadrons (1800), blessé à Aboukir, il passa au 11ème régiment de dragons (1803), retraité en 1805[3].

Article de Laurent B. image : module du 20e régiment de dragons dans lequel l’unité fut versée.

sehri

[1] Eugène Cruyplants, La Belgique sous la domination française (1792-1815), 1912, tome II, p. 554.

[2] Danielle et Bernard Quintin, Dictionnaires des chefs de brigade et des capitaines de vaisseau du Premier Consul Bonaparte, p. 41 et 42.

[3] Chassin et Hennet, Les volontaires nationaux pendant la Révolution, p. 272.

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