Cavalerie belge

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Cavalerie belge :

 

Le nombre d’unités de cavalerie belge reste encore à ce jour une difficulté, rappelons que les différentes légions formèrent des unités indépendantes de cavalerie, dragons ou chasseurs, ils étaient très mal équipés et sans chevaux, au point que le lieutenant-colonel Kellermann écrivait au Ministre de la Guerre, le 17 avril 1793, pour dire :

« Que la cavalerie belge, en garnison à Saint-Omer, est sans armes et sans chevaux, sans habits, cette troupe a toujours fait son service à pied, dans l’espoir que la remontre qui lui avait été promise lui serait accordée », ou : « nous versons notre sang depuis 1792, est-il juste qu’aujourd’hui nous restions sans existence, sans espoir, sans habits, sans chevaux ? Le soussigné vous demande au nom des troupes belges et des chasseurs à cheval qu’il commande à Saint-Omer, si le corps des chasseurs à cheval sera à la suite des chasseurs à cheval de la République, ou si ce corps n’existera plus, mais la République a besoin de bons soldats, habitués à faire la guerre depuis 1789, de soldats dont l’amour de la Patrie les a fait sans cesse voler à la victoire. Voudrait-on aujourd’hui les oublier ? Les renvoyer dans leur pays, les rendre esclaves et les livrer à la vengeance des despotes ? Serait-ce là leur récompense, après avoir bien mérité de la Patrie et fait leur devoir ? »[1].

 

Finalement, les cavaliers belges furent rassemblés dans deux régiments de chasseurs à cheval de nouvelle formation, les 17e et 18e de chasseurs à cheval de l’armée française dans le courant de 1793.

Notes de Laurent B., image : 3e régiment de chasseurs à cheval (français)

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[1] Eugène Cruyplants, La Belgique sous la domination française (1792-1815), 1912, tome II, p. 542.

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