Bataillon de chasseurs de la Légion bavaroise, ou 5e bataillon bavarois

Bataillon de chasseurs de la légion bavaroise ou 5ème bataillon bavarois :

Date de formation : fin de l’année 1792

Historique :

1793 :

Le 1er mars, la légion était dans les rangs de l’armée de Belgique commandée par le général Dumouriez, corps d’armée principal à Lièges. Elle était forte de 368 hommes. Réduit à 186 hommes, il se mit en marche de Chalons, le 13 septembre, pour se rendre à Saint-Quentin1

1794 :

D’après Belhomme, il fut versé le 13 février 1794 dans le 4ème bataillon des tirailleurs Belges.

Portraits :

Klumerger, capitaine au 5e bataillon bavarois « réformé », il fut nommé lieutenant au 11e bataillon de la Meurthe, alors à l’armée de Rhin et Moselle2.

Jean-Georges Merck, né à Illertissen en Bavière le 21 mars 1760. Entra au service de l’Autriche dans le régiment de Bender (1775). Alors qu’il était lieutenant, il déserta avec 300 hommes de son régiment (fin 1792), et passa au service de la France. Il fut autorisé à former avec eux une unité qui devint le 5ème bataillon bavarois à l’Armée du Nord. Il fut nommé chef de bataillon de cette unité (14 novembre). En 1793, commandant l’avant-garde et les postes avancés dans la forêt de Mortmal près du Quesnoy sous les ordres du général Nayrod. Nommé chef de brigade (4 novembre 1794), il ne fut pas confirmé dans ce grade à la réorganisation de juin 1795. Il fut remis en activité comme commandant temporaire à Belfort (22 août). Il commanda ensuite à Haguenau (22 novembre). Il fut envoyé à l’Armée de Rhin et Moselle comme chef de brigade (12 janvier 1796,) il reçut l’ordre de cesser ses fonctions puis fut réformé et placé à la suite de la 79ème demi-brigade de ligne (13 avril). Il fut employé provisoirement avec son grade (jusqu’en novembre), puis obtînt de se retirer dans ses foyers avec un traitement de réforme (février 1797). Nommé par le général Kellermann, commandant du département de la Drôme, il servit dans la 8ème division militaire et commanda le département des Bouches-du-Rhône, puis celui des Basses-Alpes (1800). Confirmé chef de brigade (mai 1800), il fit la campagne d’Italie, puis servit dans l’Armée d’Observation du Midi (1800-1801). A nouveau en réforme (fin 1801), il fut mis à la disposition de l’Armée de Saint-Domingue à sa demande (1802). Il fut envoyé à Brest, où il s’embarqua et débarqua dans l’île (31 mars). Il commanda la place et la garnison de Léogane, lorsque le brick français Lodi fut capturé par une corvette anglaise (11 juillet 1803). S’étant rendu à bord comme parlementaire avec quatre dragons (selon ses dires), il fut arrêté par le capitaine anglais, qui le fit prisonnier en manquant à sa parole. Il fut conduit à la Jamaïque et emprisonné à Spanish-Town, puis en Angleterre (1804). Il séjourna à Odiham dans le Hampshire, puis à Londres en qualité de prisonnier de guerre libre sur parole. Il mourut à Londres le 31 décembre 1811, dans la paroisse de Sainte-Marguerite de Westminster, et fut enterré le 8 janvier 1812.

Poumier, quartier-maître trésorier au 5e bataillon bavarois, il fut nommé sous-lieutenant au 4e bataillon de Seine-et-Marne, alors à Port-Saint-Gilles3.

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Notice de Laurent Brayard

1 Journal Militaire de 1793, p. 787.

2 Décret de la Convention nationale, séance du 18 germinal an 3, bulletin numéro 914.

3 Décret de la Convention nationale, séance du 18 germinal an 3, bulletin numéro 914.

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