Bataillon de chasseurs belges ou bataillon Leunckens

bataille-de-neerwinden-2

Bataillon Leunckens ou bataillon de chasseurs belges :

 

Date de formation : 12 février 1793

 

Formation :

Il fut formé par François Leunckens à Lille, il présenta le 13 avril 1793, une partie des officiers recrutés au commissaire des guerres Allard. Parmi eux se trouvaient les capitaines Claessens, Gravez et Berger, des lieutenants Boterdael, Marlière, Goneessens et Vandersinde. A cette occasion un document fut imprimé par Leunckens, Extrait de la revue faite de la Légion Belgique et Liégeoise réunie à l’armée française[1]. Il adressa par la suite un nouvel état de situation comprenant alors 26 officiers, 5 sous-officiers et la mention suivante :

« Une partie des sous-officiers et soldats ne sont pas portés, bien qu’il en existe, mais plus de 200 hommes passés dans différents corps, ou épars de côté et d’autre, attendent le retour des officiers envoyés à Paris pour savoir à quoi ils doivent s’en tenir, ce n’est que le payement cessé qui a causé cette dissolution, qui une fois rétablie reprendra son ancienne force » [2].

Ses efforts ne convainquirent nullement le commissaire-ordinateur Petitjean qui s’opposa formellement à la formation du bataillon. Toutefois le bataillon fut formé mais resta avec un faible effectif.

 

Historique :

Il fut versé dans un autre corps comme l’indiqua Leunckers lui-même, en 1794. Son effectif ne compta sans doute pas plus compagnie, une centaine d’hommes au plus.

 

État-major :

Colonel Leunckens,

Lieutenant-colonel Tavant,

Capitaines, Claessens, Dehollain, Gravez, Van de Vyver, Berger, F. Gessot, Backer, Crespelle, Sire,

Quartier-maître trésorier Prévôt,

Lieutenants, Boterdael, Le Cowet, Vanderlinder, Haymann, Saintenoy, Marlière, Deglant, Van Hamme,

Sous-lieutenants, Gonessens, Provins, Mysoufflez, Le Boy Galant, Gobaut et Dubaez.

 

Portrait :

François Leunckens, capitaine à la Légion des Belges et des  Liégeois (octobre 1792), il servit au 4e bataillon de la légion et commanda l’unité. Il combattit à la bataille de Jemappes (6 novembre), mais son commandement lui fut retiré (15 novembre), avec mission par le Comité militaire de Bruxelles d’en former immédiatement un autre. Il eut des difficultés à convaincre les autorités, puis son bataillon fut amalgamé à d’autres corps, il demanda à être versé dans l’infanterie légère (3 juin 1794), mais n’obtînt pas satisfaction. Il avait été nommé à la tête du 2e régiment de chasseurs à cheval belge, mais semble bien avoir abandonné son commandement après la défaite de Neerwinden et l’évacuation de la Belgique, et se trouva sans emploi.

Article de Laurent B.

sehri

[1] Eugène Cruyplants, La Belgique sous la domination française (1792-1815), 1912, tome II, p. 539.

[2] Eugène Cruyplants, La Belgique sous la domination française (1792-1815), 1912, tome II, p. 540.

Publicités