2e régiment des Belges

2e-regiment-belge-1792

2e régiment des belges :

 

Date de formation : formé à Bruxelles, immédiatement après l’entrée de l’armée française dans la ville (novembre 1792)

Formation : Il fut d’abord commandé par le colonel Legros, puis par le lieutenant-colonel Fontès. Il aurait dû se former de deux bataillons, à neuf compagnies. Il éprouva les plus grandes difficultés à remplir ses rangs au point que le général Rosières, avec l’appui de Dampierre, écrivit une lettre le 21 avril 1793, afin de procéder au recrutement d’hommes dans le département de l’Aisne en prenant sur la levée des 300 000 hommes. Les représentants en mission Lesage-Senault et Gasparin s’opposèrent formellement à cette levée de Français pour alimenter l’unité belge. Fontès écrivit au Ministre de la guerre : « tant que le régiment resta dans la Belgique, il fut très malheureux, il ne put rien obtenir pour sa formation, on lui interdit la recrue, on laissa même souvent plusieurs jours les soldats sans prêt »[1]. Il enrôla donc des déserteurs étrangers des armées coalisées, ils étaient déjà 74 en avril, auxquels il était dû la somme de 6 984 livres, 10 sols et 4 deniers comme prime d’engagement. Il n’y eut probablement qu’un unique bataillon.

 

Uniforme :

« Au 2e régiment des Belges, vu la disette de drap bleu, l’habit était gris de fer, avec les parements et le collet rouges à passepoils blancs, les revers et la doublure blancs et à passepoil rouge, boutons jaunes, veste et culotte blanches, les officiers et 60 sous-officiers en étaient pourvus, le drap gris fourni était très solide et la couleur propre à la fatigue »[2].

 

Historique :

1793 :

Le 8 mai, il comptait un effectif total de 290 hommes et fut passé en revue à Saint-Quentin, un colonel, deux lieutenants colonels, un quartier-maître, un adjudant-major, un chirurgien major, un aumônier, un aide chirurgien, un prévôt, deux adjudants, un tambour-major, 18 capitaines, 18 lieutenants, 18 sous-lieutenants, 21 sergents majors, 27 sergents, 10 caporaux fouriers, 31 caporaux, 7 tambours pour seulement 128 fusiliers[3]. Le 30 juillet, il se trouvait en garnison à Maubeuge, avec un effectif de 228 hommes[4]. Il fut versé fin 1793 ou début 1794, dans les rangs du 1er bataillon de tirailleurs (belges).

Embrigadement/amalgame

2e formation :

Le 1er bataillon de tirailleurs (belges) fut versé dans les rangs de la 30e demi-brigade légère en seconde formation[5].

Portraits :

Albert Adrien, sous-lieutenant au 2e régiment des Belges.

 

Jean Adrien, sous-lieutenant au 2e régiment des Belges.

Alexandre Beghin, sous-lieutenant au 2e régiment des Belges.

 

Félix-Nicolas-Joseph Boussart, frère du général, il s’enrôla dans les troupes de la Légion des Belges et Liégeois, lieutenant au 2e régiment des Belges (1792), passa aux dragons de Hainaut et de Jemappes (mars 1793), puis au 20e régiment de dragons (juillet), capitaine, il passa chef d’escadron de gendarmerie et fut fait officier de la Légion d’honneur. Il fut fait prisonnier de guerre à Dresde et mourut dans les prisons de Hongrie en 1813.

Joseph Braguet, sous-lieutenant au 2e régiment des Belges.

 

Théodore Bureau, capitaine au 2e régiment des Belges.

Louis Cantony, sous-lieutenant au 2e régiment des Belges.

Jean-Baptiste Caprasse, sous-lieutenant au 2e régiment des Belges.

Julien Carpin, lieutenant au 2e régiment des Belges.

Jean Coelsse, capitaine au 2e régiment des Belges.

Etienne Colin, lieutenant au 2e régiment des Belges.

Jean-Baptiste Corneaux, sous-lieutenant au 2e régiment des Belges.

Alexandre Daubremé, ancien officier durant la révolution brabançonne, lieutenant au 2e régiment des Belges, général dans l’armée belge à Waterloo (18 juin 1815).

 

Charles-Alexandre Declair, capitaine au 2e régiment des Belges.

Pierre Degroot, lieutenant au 2e régiment des Belges.

Charles Dehault, lieutenant au 2e régiment des Belges.

Augustin Dehollain, lieutenant au 2e régiment des Belges.

Jean Dejonck, sous-lieutenant au 2e régiment des Belges.

Roch-Joseph Demol, sous-lieutenant au 2e régiment des Belges.

Joseph Demollin, capitaine au 2e régiment des Belges.

Edmond Dimier, sous-lieutenant au 2e régiment des Belges.

Joseph Donier, capitaine au 2e régiment des Belges.

Michel Dufai, sous-lieutenant au 2e régiment des Belges.

Joseph Emmerechts, capitaine au 2e régiment des Belges.

Martin Emmerechts, né à Bruxelles, le 21 novembre 1773, nommé lieutenant à la Légion belge (1er novembre 1792), capitaine au 2e régiment des Belges.

François Fischer, capitaine au 2e régiment des Belges.

Hubert Fonson, capitaine au 2e régiment des Belges.

 

Jean-Baptiste-Arnould Fontès, servit dans l’armée des patriotes belges, dut s’enfuir en France, puis entra dans la Garde nationale parisienne au bataillon des Capucins du Marais, capitaine à la Légion belge (1792), lieutenant-colonel au 1er bataillon du 1er régiment des Belges, il servit à Jemappes, à Anderlecht, à Saint-Trond, à Tirlemont, à Liège, fut bloqué à Mayence, exécuta deux sorties, revint en Belgique et fut blessé au siège de Maubeuge, commandant du château de Ham, il mourut en 1811. Au siège de Maubeuge :

« son fils, lieutenant dans le bataillon, ne consultant dans le feu de l’action que l’amour filial, quitta un instant son poste pour venir à son secours, mais Fontès le renvoya en lui reprochant un moment d’oubli, et en lui disant qu’il saurait bien mourir sans lui, le jeune homme, voulant sans doute lui faire oublier son tort par quelque action d’éclat, fut tué sept jours après au champ d’honneur » [6].

 

F. C. Arnould Fontès, fils du lieutenant-colonel, lieutenant au 2e régiment des Belges, tué au siège de Maubeuge.

Julien Gérard, lieutenant au 2e régiment des Belges.

Joseph Ghion, lieutenant au 2e régiment des Belges.

Joseph Joseph, capitaine au 2e régiment des Belges.

Charles Lacour, capitaine au 2e régiment des Belges.

Benoît Lasanse, aumônier au 2e régiment des Belges.

Henri Leclercq, capitaine au 2e régiment des Belges.

Charles-Albert Legros, originaire de Corbais, il servit dans l’armée autrichienne, puis durant la révolution brabançonne avec les révoltés belges, il se réfugia en France, colonel du 2e régiment d’infanterie des Belges (novembre 1792), commandant la place de Saint-Quentin (1793), adjudant-général chef de brigade et colonel d’Etat-major à l’armée du Nord, il fut fait prisonnier dans le combat livré dans la forêt de Mormale (17 août 1793), il fut condamné à mort par les Autrichiens comme traître à l’empereur et fusillé. Dans sa séance du 17 décembre 1794, la Convention Nationale décida que le nom d’Albert Legros serait inscrit au Panthéon.

 

Joseph Lequime, capitaine au 2e régiment des Belges.

Guillaume Le Tache, adjudant-major au 2e régiment des Belges.

Simon L’Homme, lieutenant au 2e régiment des Belges.

Joseph Lindemann, lieutenant au 2e régiment des Belges, tué sous Maubeuge à l’âge de 22 ans.

Gabriel Maigret, sous-lieutenant au 2e régiment des Belges, fait prisonnier le 27 avril 1793, frère du suivant.

Placide Maigret, sous-lieutenant au 2e régiment des Belges, frère du précédent.

Jean-François Matry, sous-lieutenant au 2e régiment des Belges.

 

Megret, lieutenant au 2e régiment des Belges.

François Meyer, lieutenant au 2e régiment des Belges.

Louis Michiels, chirurgien-major au 2e régiment des Belges.

Emmanuel Montuir, lieutenant au 2e régiment des Belges.

Jean-Louis Odendael, capitaine au 2e régiment des Belges.

Jean-Baptiste Paelmart, lieutenant au 2e régiment des Belges.

Joseph Parmentier, sous-lieutenant au 2e régiment des Belges.

François Pierson, lieutenant au 2e régiment des Belges.

André Rauwez, sous-lieutenant au 2e régiment des Belges.

Joseph Ravenne, capitaine au 2e régiment des Belges.

Laurent-Joseph de Reyniac, né à Liège, le 23 mars 1765, cadet au régiment de Berlaymont (1777-1788), capitaine de la Légion Belge, nommé capitaine à la Légion belge (15 juillet 1792), blessé à Jemappes (6 novembre 1792).

Léonard-Joseph de Reyniac, sous-lieutenant au 2e régiment des Belges, plus tard colonel. Le 27 août 1793, l’ennemi passa à l’attaque de la forêt de Mormale, menaçant la Maison-Rouge, culbutant après de grands efforts le poste défendu par deux pièces d’artillerie et le 1er bataillon de la Sarthe, qui perdit son drapeau dans l’affaire. Le sous-lieutenant Reyniac du 2e régiment des Belges, de garde avec 25 hommes, tomba sur l’ennemi à l’improviste, le déconcerta, lui reprit le drapeau et l’obligea à battre en retraite, cette action d’éclat fut le lendemain mise à l’ordre de l’armée, il se distingua encore le 11 octobre lors d’une sortie de la garnison de Maubeuge et fut blessé.

Antoine Rigau, capitaine au 2e régiment des Belges.

Hubert Robette, quartier-maître au 2e régiment des Belges.

Pierre-François-Gabriel Ronzier, second lieutenant-colonel du 1er bataillon du 1er régiment des Belges, Français né à Valenciennes, il combattit durant la révolution brabançonne, notamment à la bataille de Turnhout, nommé à ce grade le 28 décembre 1792, il fut ensuite l’un des héros d’Austerlitz (2 décembre 1805).

François Rudiman, sous-lieutenant au 2e régiment des Belges.

Louis Saintenoy,  lieutenant au 2e régiment des Belges.

Louis Tirtiana, lieutenant au 2e régiment des Belges.

Pierre Van Geen, sous-lieutenant au 2e régiment des Belges.

Joseph Ververbergh, capitaine au 2e régiment des Belges.

Louis Villermé, lieutenant au 2e régiment des Belges.

Article de Laurent B.

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[1] Eugène Cruyplants, La Belgique sous la domination française (1792-1815), 1912, tome II, p. 507.

[2] Eugène Cruyplants, La Belgique sous la domination française (1792-1815), 1912, tome II, p. 509.

[3] Eugène Cruyplants, La Belgique sous la domination française (1792-1815), 1912, tome 2, p. 514.

[4] Eugène Cruyplants, La Belgique sous la domination française (1792-1815), 1912, tome 2, p. 512.

[5] Eugène Cruyplants, La Belgique sous la domination française (1792-1815), 1912, tome II, p. 741.

[6] Eugène Cruyplants, La Belgique sous la domination française (1792-1815), 1912, tome 2, p. 515.

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