2e régiment de chasseurs à cheval belges

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2e régiment de chasseurs à cheval belges :

 

Date de formation : fin de l’année 1792 ou début 1793.

 

Formation :

Le régiment fut formé à Bruxelles, le colonel Jacques Leunckens fut nommé à sa tête.

 

Historique :

1793 :

Il semble que Leunckens abandonna la tête de son régiment lors de l’évacuation de la Belgique, ou se retrouva séparé du régiment, les chasseurs à cheval élirent Langlois à sa place (10 avril), mais il ne fut pas reconnu dans son grade. Il prit toutefois le commandement de l’unité, jusqu’à que le décret du 9 mai, ordonne que tous les régiments et unités de cavalerie belges soient transformés en régiment de chasseurs à cheval au service de la République française (17e et 18e régiments de chasseurs à cheval).

Langlois donna le numéro 20 à son régiment, dans la numérotation française des régiments de chasseurs à cheval, il fut passé en revue à Ardres, le 3 juin, comptant un effectif de 30 officiers et 154 hommes. Environ 200 hommes, non montés, commandés par Langlois étaient partis d’Ardres le 22 juin, pour se rendre à Arras[1]. Langlois ne fut pas reconnu au grade de colonel, et un décret de la Convention nationale ordonna que le 2e régiment de chasseurs à cheval belge fut versé dans le 17e régiment de chasseurs à cheval (français), le 4 septembre 1793.

 

Portraits :

Mathieu Ermens, originaire de Louvain, ancien dragon du régiment d’Arberg (Autriche), servit dans l’armée des patriotes lors de la Révolution brabançonne, capitaine au 2e régiment de chasseurs belges (25 novembre 1792), puis au 17e régiment de chasseurs à cheval français (1793), quitta le régiment (5 juin 1795), pour entrer dans le 8e régiment de hussards (1er août), commandant l’île de Cadzand (21 mars 1797-22 mars 1799), adjoint à l’état-major de Frantzen dans l’armée gallo-batave (1800).

 

Lambert-Henri-François Frantzen, originaire de Louvain, gendre de Van der Mersch, capitaine au 2e régiment de chasseurs à cheval belges (24 novembre 1792), chef d’escadron au 17e régiment de chasseurs à cheval français (12 janvier 1793), fut employé avec son grade à l’état-major de l’armée du Nord, auprès du général Dewinter (15 mai 1794), adjudant-général provisoire, pour avoir fait en Hollande, 500 prisonniers et pris deux pièces de canon avec 30 hussards, confirmé dans ce grade par un arrêté du Comité de Salut Public (13 juin 1795), chef d’état-major du général Songis (4 février 1796), réformé (15 mars 1797), mais cependant employé durant la « guerre des paysans » en Belgique (1798-1799), commandant de l’île de Cadzand (1799), remis en activité de service par un arrêté du Directoire (6 juillet 1799), chef d’état-major du centre de l’armée gallo-batave (24e, 25e et 26e division militaire, 4 juillet 1800), de nouveau mis en retraite (23 septembre 1801), nommé inspecteur des forêts à Maëstricht, il avait épousé la fille du général patriote de la Révolution brabançonne, Van der Mersch.

 

François-Charles de Langlois, né à Paris, le 27 octobre 1759, ancien dragon du marquis de La Fayette (18e régiment, 1778), capitaine dans la Légion du Nord (5 août 1792), capitaine à la Légion des Belges et Liégeois. Nommé à la tête du 2e régiment de chasseurs à cheval belge (10 avril 1793), sa nomination ne fut pas reconnue, il passa dans les chevau-légers de West-Flandre et de là, dans le 17e régiment de chasseurs à cheval français (mai), parvînt au grande de lieutenant-colonel dans le régiment, jusqu’à son licenciement (juillet 1794), fut replacé comme chef d’escadron à la suite du 3e régiment de dragons, il fut destitué de son grade en 1805. La perte de son commandement en 1793, le remplit d’amertume contre Deneck qu’il accusa d’être un « traître et un fripon » et que les officiers belges du régiment «  plus de 50 contre 7 ou 8 Français, étaient des déserteurs autrichiens et que la presque totalité des chasseurs étaient Français », propos fortement exagérés[2].

Joseph Larmey, originaire de Mons, il servit dans l’armée des patriotes durant la Révolution brabançonne, puis dans la cavalerie nationale de Valenciennes (28 avril 1791), passa dans la Légion des Belges et Liégeois, capitaine (1792), passa au 2e régiment de chasseurs à cheval belges (20 novembre), puis au 17e régiment de chasseurs à cheval français (1793).

 

François Leunckens, capitaine à la Légion des Belges et des  Liégeois (octobre 1792), il servit au 4e bataillon de la légion et commanda l’unité. Il combattit à la bataille de Jemappes (6 novembre), mais son commandement lui fut retiré (15 novembre), avec mission par le Comité militaire de Bruxelles d’en former immédiatement un autre. Il eut des difficultés à convaincre les autorités, puis son bataillon fut amalgamé à d’autres corps, il demanda à être versé dans l’infanterie légère (3 juin 1794), mais n’obtînt pas satisfaction. Il avait été nommé à la tête du 2e régiment de chasseurs à cheval belge, mais semble bien avoir abandonné son commandement après la défaite de Neerwinden et l’évacuation de la Belgique, et se trouva sans emploi.

Article de Laurent B., image : 17e régiment de chasseurs à cheval (français) ou fut versée l’unité.

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[1] Journal Militaire de 1793, p. 499.

[2] Eugène Cruyplants, La Belgique sous la domination française (1792-1815), 1912, tome II, p. 543.

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