1er et 2e bataillons étrangers

1er bataillon Étranger :

Date de formation : Inconnue.

Formation :

Il s’agit peut-être du bataillon allemand.

Historique :

Il fut embarqué dans le port de Cadix pour se rendre à Saint-Domingue (décembre 1801). Il fut finalement versé dans les rangs de la 11ème demi-brigade légère, car il était décimé par les fièvres.

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2ème bataillon Étranger :

Date de formation : 20 janvier 1801.

Formation :

Le 20 janvier 1801, le Premier Consul donna l’ordre de former un dépôt de prisonniers en Corse, et de conduire dans l’île 1 000 prisonniers autrichiens par détachement de 100 hommes. Le dépôt fut établi à Bastia. Le 30 juillet, avec les déserteurs autrichiens et les prisonniers ne voulant pas retourner chez eux, fut formé un bataillon de 5 compagnies de 120 hommes, dont tous les officiers et la moitié des sous-officiers étaient français.

Historique :

1801 :

Le 1er septembre, il prit le nom de 2ème bataillon étranger.

1802 :

Il se trouvait toujours en Corse en janvier.

Portrait :

Jean-Pierre baron Béchand, né à Belfort le 17 février 1770, entra au service comme soldat dans le régiment ci-devant de Dauphiné (7 juin 1787), sous-officier (1788), il fit la campagne de 1790 et 1791, à l’armée d’Avignon puis de Vendée, donna sa démission (1792), rentra chez lui et fut nommé commandant de la garde nationale, s’enrôla comme simple soldat dans un bataillon de garde nationale levé pour défendre la ville (1793), lieutenant adjudant-major (15 octobre), capitaine de grenadiers, chef de bataillon (18 octobre), chargé de la défense de la ligne de l’Erguel, à l’extrême frontière de la Suisse, dans le département du Mont-Terrible, son bataillon fut incorporé dans le 4e bataillon de la Côte d’or (mai 1794), il apaisa une mutinerie de ses hommes refusant cette incorporation, puis rentra dans Belfort reprenant le commandement de la Garde nationale, mais fut nommé à la tête du 4e bataillon de la Côte d’Or, passa par le premier amalgame dans la 159e demi-brigade de bataille (7 juin), chef de cette demi-brigade, il servit dans le Palatinat sous le général Michaud, commandant de la position du moulin de la Rehalte sur la chaussée de Spire, qu’il fortifia (juin-octobre), servit dans les flanqueurs de droite à la tête de pont de Mannheim, il servit au siège de cette ville (1794), il repoussa une sortie des Autrichiens (11 décembre), la place capitula le 25. La demi-brigade fut envoyée au siège de Mayence (janvier-octobre 1795), et fut décimée par la faim et la misère. Il dut retraiter suite à une offensive autrichienne, abandonnant ses équipages sur Ober et Nieder-Ulm (début novembre), blessé dans un accident de cheval dans une tentative de reprendre des canons abandonnés durant la retraite à Ober-Flercheim. L’armée française ayant été attaquée sur la ligne de Kirchenbolanden à Worms, il repoussa toutes les attaques et se replia à la nuit sur Grunstadt et Turckheim où il fut attaqué pendant trois jours, livrant des combats meurtriers, Mannheim ayant été perdue, les débris de l’armée du Rhin se replièrent sur la Keich (fin novembre). Il marcha par les gorges d’Anneveiller, s’empara de Geiskopfs et put s’y maintenir pendant trois jours, forcés toutefois à la retraite face à des forces ennemies considérables. Dans sa retraite, il chargea à la tête des grenadiers dans le village d’Igelbach, pour tenter de reprendre les drapeaux perdus de la 109e demi-brigade de bataille. Il passa dans les rangs de la 10e demi-brigade de ligne (seconde formation, mars 1796), chef de bataillon du 1er bataillon de cette unité, servant à la division Desaix, avant-garde, il s’illustra avec son bataillon à Kirsdringen et Emeldingen (27 et 30 octobre), près de Fribourg, il facilita le passage du Rhin par l’armée. Il servit ensuite au siège de Kehl, puis au passage du Rhin (mai 1797), et fut envoyé à l’armée d’Angleterre (1798), puis à l’armée d’Italie (1798-1802), s’illustra à la bataille de Cassano sous Moreau (1799), commandant de la citadelle de Milan (26 avril), il défendit la forteresse pendant un mois, dont trois jours de tranchée ouverte, ayant épuisé toutes ses ressources, il capitula avec les honneurs de la guerre et la permission de rentrer en France (24 mai), participa au coup d’Etat du 18 brumaire, il accompagna Bonaparte à Saint-Cloud, puis il fut envoyé organiser à Crémone, le 2e bataillon étranger (allemand, 21 juillet 1802). Il l’organisa avec environ 500 hommes, puis fut envoyé à Saint-Domingue (1802-1804), il fut embarqué à bord du Hasard qui fut pris par les Anglais (30 décembre 1803), il rentra en France et débarqua à Bordeaux (24 avril 1804), chevalier de la Légion d’honneur (13 juin), major au 76e de ligne (21 septembre 1805), officier de la Légion d’honneur (21 août 1810).

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Notices de Laurent Brayard

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