1er bataillon liégeois

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1er bataillon liégeois ou bataillon des sans-culottes :

 

Date de formation : formé le 6 février 1793.

Formation :

Il fut formé avec la Légion de sans-culottes de Liège et dénommé bataillon des sans-culottes

Historique :

1793 :

Il fut passé en revue au Quesnoy, le 21 mai, comptant alors 25 officiers, 39 sous-officiers et 140 chasseurs. Le 30 juillet, il se trouvait en garnison au Quesnoy, avec un effectif de 160 hommes[1]. Il fut fait prisonnier lors de la reddition de la place du Quesnoy, le 13 septembre. Lors de reddition, le colonel Vignette, le capitaine d’Aywailles, les lieutenants Delsa et Lochet, les sous-lieutenants Magné, Croisier, André, Delacroix et Vignette furent faits prisonniers de guerre et conduits en Hongrie où ils restèrent plus de trois ans avant d’être échangés.

 

État-major :

Il était commandé par le commandant Henri Vignette,

Quartier-maître trésorier Carette,

Chirurgien-major Wilmotte,

Capitaines, Jean-Pierre Colsoul (1ère compagnie), Piette (2e compagnie), Gérard (3e compagnie), Digneffe (4e compagnie), Pierre-Antoine d’Aywailles (5e compagnie), Henri-Joseph Dor (6e compagnie), ? (7e compagnie),

Lieutenants, Bertrand, Léonard Nivard, Sangueur, Sauvage, Joseph Delsa, Bolty, Jean-Nicolas Lochet, né à Liège en 1767,

Sous-lieutenants, Nicolas Vignette, Joseph André originaire de Seraing, ancien sous-officier de la compagnie des Ransonnets (Nord), Etienne Croisier originaire de Liège, né le 15 avril 1773, Servais Magnée, Bafé, Louis Delacroix et Hyacinthe Botty, originaire de Liège, né le 6 décembre 1772.

Portraits :

Joseph André, originaire de Seraing, né le 7 mai 1770, soldat dans la compagnie des Ransonnets (13 mai 1792), sergent, sergent-major, passa au 1er bataillon liégeois (1er janvier 1793).

Pierre-Antoine d’Aywailles, il servit à la garde nationale liégeoise pendant la révolution de Lièges, il fut blessé grièvement d’un coup de feu au bas-ventre (4 août 1790), capitaine de la 5e compagnie du 1er bataillon liégeois, officier dans la 112e demi-brigade de ligne de seconde formation, lieutenant-général en Belgique (après 1814).

Hyacinthe Botty, originaire de Liège, sous-lieutenant au 1er bataillon liégeois (1793), il passa avec ce grade dans la demi-brigade des tirailleurs (29 juillet 1795), puis dans la 15e demi-brigade légère de seconde formation (1796).

Jean-Pierre Colsoul, né à Liège en 1751, ancien sergent au régiment français ci-devant de Dillon, capitaine au 1er bataillon liégeois (1793), commandant la 1ère compagnie, il passa à la 15e demi-brigade légère.

Etienne Croisier, originaire de Liège, lieutenant au 1er bataillon liégeois (1er septembre 1793), prisonnier de guerre lors de la reddition du Quesnoy (été 1793), il fut échangé et rentra de captivité (1795), il passa à la 15e demi-brigade légère de seconde formation (10 brumaire an VI), capitaine (1er thermidor an X), il servit semble-t-il jusqu’en 1806.

Louis Delacroix, né à Milmort près de Liège en 1757, il servit pendant sept ans dans le régiment français ci-devant de Walsh irlandais (1774), congédié avec le grade de caporal (1781), il servit comme chasseur durant la révolution brabançonne au 1er bataillon liégeois (1789), sergent à la Légion des Belges et Liégeois (septembre 1792), sous-lieutenant au 1er bataillon liégeois (1793).

Henri-Joseph Dor, né à Liège en 1761, ancien volontaire des révolutions hollandaise (1787) et brabançonne (1789-1790), capitaine au 1er bataillon liégeois de la 6e compagnie, passa à la 15e demi-brigade légère de seconde formation (27 mai 1796), capitaine à la 15e légère (1802), embarqué le 8 février avec un détachement de 120 hommes pour l’île de France. Il officiellement au régiment de l’île de France (1808), chevalier de la Légion d’honneur (19 décembre 1811), servit dans la 76e cohorte devenue le 146e régiment d’infanterie de ligne (22 mars 1812), comme chef de bataillon, commandant d’armes de Juliers (1813), placé en non activité (juin 1814), commandant de la citadelle de Cambrai (avril 1815), retraité ayant été blessé à quatre reprises (4 mars 1816).

Antoine Martiny, originaire de Liège, né en 1762, il servit dans le 79e régiment d’infanterie ci-devant de Boulonnais (1781-1785), puis brigadier dans la garde patriotique de Liège lors de la révolution liégeoise (1789), major au 6e régiment de la garde nationale liégeoise, lieutenant-colonel en second du 1er bataillon liégeois (1793), passa à la 15e demi-brigade légère de seconde formation (27 mai 1796).

Joseph-André de Seraing, sous-officier dans la compagnie franche de Ransonnet (1792), il passa au 1er bataillon liégeois, sous-lieutenant (1er janvier 1793), passa avec ce grade dans la 15e demi-brigade légère de seconde formation (31 octobre 1797), blessé à la bataille de la Trebbie, lieutenant (1799), capitaine (1er janvier 1808), il fit la campagne de Russie, s’illustra à la bataille de Smolensk et fut l’un des survivants de la retraite, chevalier de la Légion d’honneur (1812), mis à la retraite (1er janvier 1815).

Article de Laurent B.

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[1] Eugène Cruyplants, La Belgique sous la domination française (1792-1815), 1912, tome 2, p. 513.