1er bataillon des chasseurs de Gand

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1er bataillon des chasseurs de Gand ou 17e bataillon de chasseurs (français) :

 

Date de formation : décembre 1792.

Formation :

Son commandement fut confié au lieutenant-colonel Osten, futur général[1]. Il fut formé à Gand.

 

Historique :

1793 :

Il fut passé en revue le 12 février, par les commissaires de la Convention, Gossuin, Treilard et Merlin de Douai, comprenant un effectif de 30 officiers, 70 sous-officiers, 7 tambours, 580 chasseurs, pour huit compagnies. Il subit de lourdes pertes dans les mois de mai et juin. Notamment Le lieutenant-colonel Demelin, les capitaines Milcamps et Van Keer, les lieutenants Charles Pardon, Van Bockstalle, Gilles Posez, Auguste Baudin et le sous-lieutenant Jacques Pépin furent blessé au combat de Bonne-Espérance (1er mai), au combat du bois de Vicogne (8 mai), où les capitaines Boniface Fontaine et le sous-lieutenant Jacques Pépin furent tués ou mortellement blessés (Pépin mourut trois jours plus tard), ou enfin au combat du bois de Raismes, où le sous-lieutenant Ruylof fut tué (23 mai). Le 3 mai, les représentants du Peuple Dubois-Dubais et Briez dans un rapport à la Convention Nationale écrivirent que les Belges avaient fait des prodiges de valeur dans le combat du 2 mai. Le même jour, Kilmaine écrivit au général Dampierre « les chasseurs belges se sont particulièrement distingués et ont beaucoup souffert, je n’ai à leur reprocher qu’un excès de bravoure ». Il cite les deux bataillons du colonel Osten qui eurent 17 officiers blessés dont dx mortellement et un tué. Après les combats, le bataillon était réduit à 206 officiers et soldats[2].

Il devint à la fin du mois de mai, le 17e bataillon de chasseurs (français), dont le commandement fut confié à Adolphe Crooy (5 juillet). Le 30 juillet, il se trouvait à Féronne, avec un effectif de 428 hommes[3]. Les 15 et 16 octobre, il combattit à la bataille de Wattignies, dans les rangs de la division Duquesnoy (sous le nom de 17e de chasseurs).

1794 :

Il entra dans la formation du 1er bataillon de tirailleurs belges, formé à Péronne en novembre 1793[4]. D’après Belhomme[5], il fut versé le 13 février 1794 dans le 2ème bataillon de tirailleurs belges.

 

État-major (indemnes des combats de mai et juin 1793) :

Adjudant-major Lemercier,

Quartier-maître trésorier Fontaine,

Chirurgien-major Vandelmans,

Adjudants Noël et Jean Maco,

Capitaines François-Adophe Crooy, Le Duc, Josse de Boone, Louis Deplus, Pierre-André Osten,

Lieutenants Jean-Baptiste Fontaine, Ignace de Bisschop, Jean Paulus et Bonnart,

Sous-lieutenants, Armand Ruylof, Bertrand Gissin, de Hennau, Vander Haegen, Liénard et Louis Loyer.

 

Portraits :

François-Adolphe Crooy, né à Tongres le 10 décembre 1763, nommé capitaine à la Légion belge (15 octobre 1792). Il passa au commandement du 17e bataillon de chasseurs (français), constitué fin mai 1793, avec le 1er bataillon de chasseurs de Gand. Il fut atteint d’un coup de feu à la cuisse au combat de Tourcoing (27 août) et mourut de ses blessures à Lille, le 4 septembre.

Pierre-Jacques Osten, dit Palouche, originaire de Menin, né en 1759, commandant du 1er bataillon de chasseurs de Gand (1792), général de brigade (27 février 1793), commandant les bataillons de chasseurs de Gand, général de division (1813), mortellement blessé durant le siège de Hambourg (1814), d’une force prodigieuse et d’une très grande taille, plus de six pieds, réputé également par une bravoure à toute épreuve.

Charles Pardon, né à Menin, le 9 août 1771, sergent-major dans la Légion des Belges et Liégeois (29 avril 1792), lieutenant au 1er bataillon des chasseurs de Gand, blessé au combat de l’Espérance (1er mai 1793).

Article de Laurent B.

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[1] Eugène Cruyplants, La Belgique sous la domination française (1792-1815), 1912, tome II, p. 499.

[2] Eugène Cruyplants, La Belgique sous la domination française (1792-1815), 1912, tome II, p. 533.

[3] Eugène Cruyplants, La Belgique sous la domination française (1792-1815), 1912, tome 2, p. 513.

[4] Eugène Cruyplants, La Belgique sous la domination française (1792-1815), 1912, tome II, p. 741.

[5] Belhomme, Histoire de l’Infanterie en France, tome 3 et 4.

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